Le dojo

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Collège de la Tour d'Auvergne - Place de la Tourbie - 29000 Quimper

Entrée par le haut de la rue Elie Fréron

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Contact

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Inscriptions

Possibles toute l’année au Dojo.

Cliquez ici pour obtenir un formulaire d'inscription & droit à l'image adulte ou droit à l'image enfant

Renseignements complémentaires au 06.25.91.28.57

Les horaires

Les enfants :

6/9 ans : mardi & vendredi de 18h30 à 19h30

10/15 ans : lundi & jeudi de 18h30 à 19h30

ou mercredi de 18h30 à 19h30 & samedi matin (9h30 - 10h30)

Les adultes : 19H30 à 21H00

Lundi : "tous grades" - katas

Mardi : "self défense" ouvert à tous > 13 ans

Mercredi : "avancés"

Jeudi : "débutants"

Vendredi : tous grades

Samedi : tous grades de 10h30 à 12h00

Samedi : Hojo Undo : renforcement musculaire et assouplissement de 14h15 à 15h30

(ce cours est également ouvert aux adhérents self défense)

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Chojun MIYAGI

Miyagi sensei

Chojun Miyagi est né le 25 avril 1888 dans le quartier de Higashi-machi à Naha. Chojun, deuxième fils de Chosho Miyagi, perdit son aîné à l'âge de 5 ans et devint ainsi le successeur familial. Très tôt, on pensa pour lui à l'étude du karaté afin qu'il se forge un physique et un mental forts. Sa première rencontre avec un pratiquant sérieux fut avec Ryuko Aragaki (1875 - 1961) qui avait appris le Tomari-Té. Il avait 11 ans. Pour la petite histoire, Ryuko Aragaki était renommé pour avoir battu le réputé Choki Motobu. Shuichi Aragaki, petit-fils de Ryuko, ancien élève de Chojun Miyagi, est actuellement conseiller technique de l'IOGKF et enseigne dans le dojo de Morio Higaonna à Naha. C'est à 14 ans que Chojun fut recommandé au fameux maître de Naha-Té, Kanryo Higaonna, par Ryuko Aragaki.

Jeune, Chojun était surnommé "mauvais enfant". Dès qu'il commença l'entraînement avec Kanryo Higaonna, son caractère changea. Il devint calme et sociable. Lorsqu'il entra à Kenritsu Daï Ichi Chugakko qui est maintenant l'école supérieure de Shuri, sa passion pour le karaté augmenta régulièrement. Souvent, il se rendait à l'école en courant et en revenait de la même façon. Il développa ainsi de bonnes jambes et une meilleure condition physique générale. De même, après l'école il se rendait sur la plage afin de se muscler en soulevant des pierres. Les premières pesaient environ 60 kg. Son système était le suivant : il commençait à en basculer une d'un côté et de l'autre jusqu'à l'acquisition de la force suffisante pour pouvoir la soulever. Lorsqu'il réussissait, il passait à une pierre plus lourde. De nombreux autres exercices avec des poids naturels furent son quotidien. Il fut rapidement ce que l'on peut appeler un athlète. Pour Kanryo Higaonna, Chojun était son meilleur élève. Ainsi, lorsque les cours collectifs se terminaient, le jeune Miyagi restait et continuait à s'entraîner. Le maître de Naha-Té lui transmit alors l'intégralité de son art. En 1910, il fut incorporé dans l'armée pour deux années. Au cours de cette période il découvrit vraiment le judo. Il avait auparavant étudié le sumo okinawaien, différent du japonais. C'est également pendant ce séjour qu'il fut transféré au corps médical avec le grade de caporal. Ses études en relation avec le physique commencèrent. Lorsque son maître mourut, Chojun Miyagi avait reçu de ce dernier la totalité de son savoir en matière de karaté, ce qu'il ne fît pour personne d'autre, ainsi que le droit (et le devoir ?) de lui succéder. Des anciens élèves de Kanryo HIGAONNA senseï en témoigneront. Cette succession sera peut-être pour Miyagi, l'occasion de faire des recherches plus poussées dans plusieurs directions. D'abord historiques et techniques car il retournera plusieurs fois en Chine à Fuzhou. Entre 1917 et 1921, il créera le kata Tensho, forme modifiée du kata chinois Rokkishu appris lors de récents voyages. À la même époque, il développa l'échauffement avec des bases scientifiques et se rapportant à la technique du karaté. Sa renommée fut telle qu'on lui demanda de donner des cours à l'académie de police de Naha. Il accepta en 1922. Le Naha-Té transmis par Kanryo Higaonna et modifié par Chojun Miyagi , fut nommé par ce dernier GOJU RYU ( " école dure et souple " ) en1930. Il s'inspira du célèbre Bubishi, traité de combat chinois qui disait " la voie de l'inspiration et de l'expiration est dure et souple ". Cela collait bien avec les différences de puissance, vitesse, rythmes respiratoires et idée générale des techniques à employer selon l'adversaire. En 1940 il crée les deux Kata Gekisaï Daï Ichi et Gekisaï Daï Ni. Son meilleur élève fut Jinan Shinzato qui malheureusement fut tué au cours de la 2ème guerre mondiale. Après cette guerre qui l'avait durement éprouvé, il perdit son meilleur élève, deux de ses filles, plusieurs autres élèves ainsi que des amis. Il enseigna dans son jardin. Ce fut le temps de dures épreuves et privations à Okinawa. Beaucoup d'élèves ne purent tenir l'entraînement. Si avant la guerre sa priorité avait été la recherche, le développement et la promotion du karaté, après la guerre et jusqu'à sa mort, il ne fît qu'enseigner et organisa le Goju Ryu comme un système. C'est ainsi que la tradition du Goju Ryu d'Okinawa fut transmise dans son intégralité, ce qu'il n'avait jamais donné à aucun de ses élèves même à Jinan Shinzato. C'est le jeune An'ichi Miyagi (aucun lien de parenté) qui hérita de ce fabuleux savoir. Chojun Miyagi mourut aux premières heures du 8 octobre 1953. Il ne fut pas seulement un génie mais beaucoup plus que cela. Il dévoua sa vie à son art martial le faisant reconnaître et admettre par tous.